Ikaa : Dans l'Harmonie

Signification en arabe : séquence, cadence dans l'Harmonie

Le mot Ikaa est la base de la musique arabe au derbaké, par exemple, « doum doum tak ka tak », c'est un ikaa. Et, grâce à ce ikaa, tous les musiciens s'harmonisent autour de nous, en nous offrant la grâce, la béatitude et la joie à nos oreilles, faisant illuminer notre cœur et, à travers cette extase, on se délecte d'effluves divins. Enveloppées de Dieu, du Sacré, sous une pyramide de lumière, nos mouvements s'unissent dans l'humilité, acceptant la libération totale.

Les mouvements se déroulent les yeux fermés, nous sommes centrées sur notre respiration, cette attitude nous aidant à vivre le moment présent. Des mouvements parfois lents, parfois rapides, et méditatifs, « Sous l'œil de Dieu, je bouge et je m'abandonne ».

À travers le corps, chaque muscle, chaque jointure, chaque os, chaque vertèbre bouge en mouvements croisés contraires, 4 à la fois, désirant l'harmonisation des corps: corps physique, psychique, énergétique, émotionnel, mental.

L'harmonisation de notre vie. Ikaa est une méditation en mouvements.

Dans la croisée des mouvements, dans la même séquence, en deux et en quatre, des mouvements inverses et contraires épousent la forme de X = Bonheur. L'étirement et la lenteur du mouvement nous apprends à avancer dans la vie pas à pas en vivant l'instant présent, en s'abandonnant à la vie.

Le mariage de mouvements se faisant autour de la colonne vertébrale lui offre support et stabilité, lui permettant de s'animer et de respirer. Une symphonie de multiples muscles se contractant à plusieurs endroits autour de la colonne, du cœur, du bassin et des genoux. Le conducteur de tous ces mouvements est l'unique désir d'être bien, heureuse et entière. Là où le côté sombre accepte et consent à laisser aller à travers le mouvement, à déposer les armes, le combat, le contrôle, la manipulation, à s'en remettre au côté lumineux et à la célébration, commence la liberté d'être, la liberté de respirer et de vivre.

Mariage des deux cotés de notre être. Célébration, union, consentement, affirmation. Là où le côté masculin consent à s'abandonner au côté féminin de l'être et vice versa. La sécurité et la stabilité deviennent mes nouvelles racines. Légèreté et facilité de mes actions dans la vie. Être Un à l'intérieur de soi et avec Dieu.

Des nouveaux liens se tissent, comme des racines de paix, de joie, de bonheur, et là, à travers le corps physique, s'exprime la création d'un être complet et uni, déjà existant et vivant : on l'a tout simplement dévoilé.

Les mouvements deviennent comme le frottement de la lampe magique qui est à l'intérieur de soi, reliée à l'univers de l'amour et de l'abondance. Il nous reste seulement à demander et à recevoir. Les mouvements nous amènent à transférer notre attention sur notre corps, à le sentir dans son entité et dans chacune de ses parties, nous entraînant ainsi hors du passé et du futur qui existent juste dans la tête.

Là où le côté émotif accepte de laisser aller ses réserves et la rigidité de ses protections pour aller vers l'ouverture et la souplesse. L'union des hémisphères et l'équilibre permettant au système nerveux de se régénérer et de se connecter à l'énergie de guérison diffusant le bien-être dans tous les corps.

Union de tous les corps dans la légèreté et la féminité. Recouvrir la liberté d'être. Une douche de lumière à nos racines, à nos origines, à notre Essence première.